Any fracture implies the beginning of a duality. This rupture, paradoxically understood as a fundamental datum of life, is at the core of Arnaud's work, but also a staple of his life story. Born in France then spending his teens in Egypt, he learned to take a dual look at his surroundings.

From a very young age, photography was his main means of expression. His work is based on observation, attention, his look upon things. It becomes a mirror to the plurality of the world, as if the objects were looking at him. He finds in everything he sees, reminiscences, images that stick, like retinal persistence, a set of forms that seems contrary but are balanced: order in random, repeating patterns in nature as in the city.

He his attracted to mega-cities and their entropic development (such as self-construction, for example) and to indeterminacy. What has not been decided or defined, unlike his training as an architect.

Directing the gaze, looking at the world is both obvious and impossible. Apprehending reality is to discover it and invent it at the same time, escaping oneself. This approach is always simultaneously a discovery that is beyond us and a reinvention of what we are working on.

Now living between Mexico City, Cairo and the French countryside, he has a closer look at nature and finds in organic development an orderly disorder, ever in motion. Arnaud sees beauty in the complexity of nature’s fabric, and human nature.

Delphine Passot, 2021



Toute rupture implique le point de départ d une dualité. Cette rupture, comprise paradoxalement comme donnée fondamentale de la vie, est la base du travail d Arnaud, mais aussi une constante dans son histoire. Né en France puis ayant passé son adolescence en Égypte, il a appris à porter un regard dual sur ce qui l entoure.
Très jeune, la photographie a été son principal moyen d expression. Son travail se base sur l observation, l attention, un regard qu il porte sur les choses et devient une sorte de miroir de la pluralité du monde, comme si c étaient les objets qui le regardaient. Il retrouve dans tout ce qu il voit, des réminiscences, des images qui restent, sorte de persistance rétinienne, un ensemble de formes à priori contraires mais qui s équilibrent: de l ordre dans l aléatoire, des motifs qui se répètent, dans la nature comme dans la ville.

Son attrait pour les mégapoles et leur développement entropique (comme par exemple l auto construction) est aussi celui pour l indétermination, de ce qui n’a pas été décidé ou défini, à l inverse de sa formation d architecte.

Orienter le regard, regarder le monde est un exercice à la fois évident et impossible. Appréhender le réel c est à la fois le découvrir et l inventer, c est sortir de ce que nous sommes. Cette démarche est toujours simultanément une découverte qui nous dépasse et une réinvention de ce à quoi l on s´attele.

Aujourd’hui vivant entre Mexico, Le Caire et la campagne française, il est amené à observer de plus près la nature et trouver dans le développement organique un ordre dans ce qui parait en désordre, en mouvement et non figé. Arnaud voit la beauté dans la complexité qui fait partie intégrante de la nature, et donc de la nature humaine.